La licence Sciences de la Terre après un Bac S

Guid'Formation | 23.06.2016 à 10h57 Mis à jour le 23.06.2016 à 10h58
image

Le monde qui nous entoure comporte encore beaucoup de mystères pour une majeure partie d’entre nous. Sauf pour les étudiants en licence Sciences de la Terre. Débouché logique du fameux Bac S, ce cursus prépare les étudiants à une carrière universitaire qui se poursuit souvent vers un master.

La filière était composée de plus de 73% de bacheliers S lors de la rentrée 2013-2014. Preuve qu’avec votre Bac S en poche et la passion de la géologie, cette voie est faite pour vous !

Étudier ce cursus à la fac vous permettra de combiner la pratique et l’étude directement sur le terrain ! Quoi de mieux que d’allier ces deux aspects pour obtenir une formation professionnalisante et enrichissante ?

Embarquement immédiat pour tout connaitre des secrets de la géologie !

Destination, le centre de la terre

Comme beaucoup de ses autres cousines licences scientifiques, la licence de Sciences de la Terre possède une 1è année (L1) voire une L2 très générale qui va associer de nombreuses autres matières au sein d’un tronc commun. Il va regrouper les géosciences (sciences de la terre) avec la physique, la chimie, la biologie et les mathématiques par exemple.

L’étudiant aura donc une base solide de connaissance dans le domaine scientifique. Autre avantage de « tester » ces disciplines, il pourra changer de voie s’il se rend compte de son erreur d’orientation.

La 2ème année va s’axer sur l’apprentissage des connaissances fondamentales (composition des couches terrestres, processus de création de notre planète) de la discipline. L’objectif est de dispenser une formation qui qui combine les observations et la pratique du terrain et une vision globale des métiers du secteur : géologie, paléontologie, géophysique, géochimie, hydrologie, géotechnique.

La formation ne serait pas complète sans un aperçu des principales applications géologiques :
  • Paléontologie : étude des organismes fossiles et leurs évolutions ;
  • Minéralogie : étude de la nature, composition des minéraux, de la roche ;
  • Pétrologie : étude des mécanismes de transformation des roches ;
  • Hydrologie : étude du cycle de l’eau
  • Hydrogéologie : étude des écoulements des eaux souterraines ;
  • Cartographie : étude des cartes géographiques et géologiques…
 
Le véritable plus de ce cursus se trouve dans sa combinaison : théorie + pratique + terrain ! Cocktail parfait pour une meilleure approche des enseignements. On apprend lors des cours magistraux et on met en pratique directement sur le terrain. Surtout que la part de la pratique est de 50% ! Ce qui peut paraitre considérable en comparaison avec d’autres licences ou la pratique n’atteint un tel pourcentage.

Sur le même modèle que beaucoup d’autres licences, les élèves choisissent une spécialisation en troisième année (parfois en master 1). Ils ont le choix entre trois parcours distincts :
  • Les géosciences fondamentales : couvrent la plupart des champs des sciences de la terre : minéralogie, vulcanologie, paléontologie…
  • La géologie appliquée : formation à la géophysique et à ses différentes composantes : sismiques, magnétiques, électriques…
  • Le cursus bi-disciplinaire sciences de la vie (biologie) et de la Terre : ou comment bien se former au professorat des écoles ou dans le secondaire (débute généralement en deuxième année).

Et après ? On poursuit avec un Master bien entendu !

La spécialisation de troisième année conditionne bien souvent le futur parcours professionnel de l’étudiant. Cette licence n’y échappe pas. Un étudiant qui aura choisi une spécialisation en géologie appliquée mention « Hydrogéologie » poursuivra vers un master qui traite de la même problématique. Il est donc important, dès la fin de la L2 de se poser les bonnes questions et de se demander quel est réellement son projet professionnel.

La voie de l’enseignement est toujours une voie privilégiée et envisageable. Que ce soit pour être enseignant (inscription en master MEEF pour préparer les concours types CAPES) ou enseignant-chercheur (doctorat), tout est possible.
Quid de la licence pro ? Eh bien, si vous arrêtez votre licence au bout de deux ans, vous pouvez partir en licence professionnelle. Elles sont peu nombreuses mais elles existent et notamment dans les domaines de la protection de l’environnement, de la gestion de l’eau ou encore du traitement des déchets.

Statistique intéressante, plus de la moitié des inscrits (56,7%) en 1è année poursuivent dans la même discipline l’année suivante. Preuve qu’avec un peu de passion, un peu de volonté et du travail, vous arriverez au bout du parcours.