Quelles prépas scientifiques après son Bac S ?

Guid'Formation | 01.07.2016 à 12h09 Mis à jour le 01.07.2016 à 12h09
image

Les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) constituent une voie royale vers de belles et longues études. Cela est d’autant plus vrai lorsque sont concernés les élèves provenant de la filière scientifique.

Il en existe plusieurs qui sont à destination des bacheliers scientifiques. Chacune a bien sa propre spécificité, ce qui fait qu’aucune voie ne se ressemble. Cependant, les mathématiques restent une dominante dans toutes les spécialités.
Si l’université reste la destination préférée des étudiants « S » avec près de 65% des jeunes bacheliers qui s’y dirigent, l’accession en CPGE scientifiques concernait tout de même 14,7% des élèves en 2014.

Tour d’horizon des classes prépas 1ère année et leur possibilité de poursuites d’études ! Embarquement pour « math sup » !

4 possibilités pour vous plonger dans les études supérieures

Les 4 prépas suivantes vont servir à une chose : préparer les étudiants aux concours d’accès aux grandes écoles d’ingénieurs. Voilà le but de ce qu’on appelle une Classe Préparatoire aux Grandes Écoles.

La prépa MPSI : Mathématiques, Physique et Sciences de l’Ingénieur

Les bacheliers scientifiques qui auront opté pour l’option mathématiques en terminale seront les plus à l’aise dans cette voie. Mais leur passion doit s’étendre au champ de la physique également. En effet, ces deux matières réunissent à elles deux près de 18h d’enseignement hebdomadaire. Un rythme relativement soutenu, donc, qui demande un travail et un sérieux sans faille. En mathématiques, vous obtiendrez la méthodologie scientifique et les outils qui serviront dans les autres disciplines. Cette matière est la base de tout dans cette voie.

Les deux autres importantes parties du programme sont composées de chimie et d’informatique. Un peu de français, de philosophie, de langues et des travaux encadrés et vous avez la recette de cette prépa.

À l’intérieur de cette voie, il existe la possibilité de se spécialiser et de choisir entre :
  • L’option sciences industrielles de l’ingénieur ;
  • L’option Informatique.

Une fois cette première année validée et après d’intenses mois de cours, l’étudiant aura le choix de se spécialiser en deuxième année. Le programme de cette première année se scinde en deux. Le choix se fera donc entre une deuxième année de prépa MP (maths-physique) ou PSI (physiques et sciences de l’ingénieur).

La prépa PCSI : Physique, Chimie et Sciences de l’Ingénieur

Encore une voie qui plaira au fan de mathématiques mais également à ceux de physique ! Cependant, l’approche y est beaucoup plus expérimentale et beaucoup plus concrète. La théorie est néanmoins présente dans le contenu du programme.

Tout comme en MPSI, les étudiants de PCSI auront fort à faire dans le domaine des mathématiques (10h par semaine) et de la physique (8h/semaine). Un haut niveau est requis pour les maths et une aisance en chimie est importante étant donné que l’accent sera mis sur les travaux dirigés et les travaux pratiques. Il est donc nécessaire de ne pas négliger cette matière, et notamment la chimie organique.

Se spécialiser en PCSI ? Oui bien sûr. Deux choix s’offrent aux étudiants :

L’option physique-chimie qui mène à une deuxième année PC ;
L’option physique et sciences de l’ingénieur pour une poursuite d’étude en PSI.

Projetons-nous un peu plus loin. Avec une prépa PCSI, les bacheliers scientifiques pourront tenter d’intégrer les écoles d’ingénieurs via les concours suivants :
  • Concours commun polytechniques (entre 23 et 33 écoles) ;
  • Concours Centrale Supélec (10 écoles) ;
  • Concours e3a (74 écoles)…

La prépa PTSI : Physique, Technologie et Sciences de l’Ingénieur

Peu importe la spécialité étudiée, il suffit d’être un bachelier scientifique pour intégrer une classe prépa PTSI. Seuls les spécialistes de la SVT auront un enseignement supplémentaire de 2h par semaine pour être à niveau en sciences industrielles.

La cible principale de cette filière ? Les étudiants désireux de comprendre le fonctionnement des mécanismes qui nous entourent. Les sciences de l’ingénieur sont présentes dans cette voie qui lui consacre une grande partie. La plus grande de toutes les CPGE.

N’oublions pas les mathématiques, présentes dans chaque filière. Les pensionnaires de PTSI étudieront les notions de base des mathématiques, l’analyse et ses applications géométriques ainsi que les probabilités. Le reste du programme ? La physique, la chimie, l’informatique, les TIPE (travaux d’initiative personnelle encadrés) ainsi que du français, des langues vivantes et de l’EPS.

La spécificité de cette filière réside dans l’équilibre entre les maths, la physique et les SI.

Quels concours après PTSI ? Plus de 110 écoles seront envisageables pour les préparationnaires et notamment les ENS Cachan et Rennes. Après cette prépa ? L’occasion est toute trouvée pour tenter de rejoindre Arts et Métiers Paris Tech notamment.

La prépa BCPST : Biologie, Chimie, Physique et Sciences de la Terre

Outre la maitrise et la passion de tout ce qui attrait aux mathématiques, des compétences rédactionnelles sont attendues et sont préférables pour intégrer cette prépa. Les bacheliers scientifiques avec un penchant pour l’écriture se sentiront comme des poissons dans l’eau.

Aussi appelée prépa « Bio-véto » elle prépare notamment, après la deuxième année, à des concours visant à intégrer des écoles d’ingénieurs en agronomie, agroalimentaire, en géosciences ou bien encore les écoles vétérinaires.

Ici, les mathématiques occupent toujours une place importante, mais elles sont étudiées en rapport avec les autres matières du programme. La SVT va occuper une place majeure via l’étude de la diversité du monde à travers la biologie et les géosciences par exemple. Outre le tronc commun aux prépas (Informatique, TIPE, langues, EPS…), la géographie fait son apparition aux côtés des deux piliers scientifiques que sont la physique et la chimie.

TP et TD (travaux pratiques et dirigés) rythmeront également le quotidien des scientifiques pour une pratique et une connaissance plus approfondie du domaine.

La plupart des temps, les élèves de 1ère année continue en 2ème année dans la même voie. Il n’y a pas de spécialisation comme cela peut-être le cas dans certaines autres prépas.

Les clés pour réussir sa prépa

Une bonne prépa passe par un travail rigoureux et sérieux. Le rythme, particulièrement intense, tranche avec celui du lycée. Il convient donc de ne pas paniquer dans les premières semaines et de s’accrocher pour arriver, à terme, à surmonter ses difficultés.

L’emploi du temps sera assez fourni et il sera complété par un travail personnel important. Le but étant d’acquérir une bonne capacité de rédaction et d’apprendre à travailler « vite et bien ».

Dormez tôt, prévoyez des temps de repos entre vos plages de travail et le tour est joué ! Deux années chargées attendent les bacheliers scientifiques mais le métier de vos rêves vous attend au bout de cette aventure.

Il est également importer de noter que, même si le but d’une « prépa » est d’intégrer une école d’ingénieur, une autre poursuite d’études reste possible. Et notamment un sein des universités qui intègrent certains préparationnaires dans leurs licences scientifiques en deuxième année ou en troisième année.