La voie universitaire

Guid'Formation | 29.01.2014 à 09h41 Mis à jour le 29.01.2014 à 09h41
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L’université apparaît souvent comme la continuité naturelle du lycée et du Bac. En effet, c’est certainement la voie la plus simple à emprunter dans la mesure où elle n’opère aucune sélectivité ou presque. Les professeurs et autres conseillers d’orientation ont donc tendance à pousser les élèves dans cette direction.

Avant de faire votre choix, demandez-vous si le contenu, mais aussi l’organisation et le contexte universitaire vous correspondent. Trop peu d’étudiants se posent ces questions en amont, ce qui explique en partie le taux élevé d’échec en 1re année. Une chose est sûre, rigueur, organisation et autonomie devront être vos maîtres-mots.

Mûrir son choix

Afin d’anticiper au mieux, rendez-vous sur les sites Internet des universités, sur les salons et profitez des journées portes ouvertes (journée où les facs ou établissements vous accueillent pour vous faire découvrir leur locaux, leurs enseignants et enseignements), gardez à l’esprit les dates d’inscription et les formalités d’admission.

L’enseignement supérieur traditionnel comporte un certain nombre d’écueils tels que le faible (ou absence complète de) suivi individuel, les cours magistraux, les grands amphithéâtres et les examens concentrés à un moment précis plutôt que distribués tout au long de l’année.

Cherchez les réponses aux questions suivantes :

- Quels sont les objectifs de la formation ?

- Y a-t-il une sélection ? A quel moment du cursus ?

- Quelles sont les UE imposées ? Quelles sont les UE « à la carte » ?

- Comment s’effectue le contrôle des connaissances ?

- Le cursus est-il professionnalisé ? Y a-t-il une possibilité de le suivre en alternance ?

- Quelle licence pour quel master ?

Réussir sa première année

Renseignez-vous sur l’organisation de la première semaine, lors des inscriptions, pour ne pas choisir vos cours à la légère. Assistez aux conférences, soyez assidus aux cours magistraux et aux TD (travaux dirigés) et TP (travaux pratiques). Ne négligez ni les langues, ni l’informatique…

Le nombre d’étudiants inscrits à la fac ne facilite pas les choses : pour ne pas se noyer dans la masse, il faut rester alerte : soyez vigilant quant aux contenus des panneaux d’affichage, faites régulièrement un détour par votre UFR pour vérifier qu’une information cruciale ne vous a pas échappé.

Les écueils à éviter

Les erreurs d’orientation : le taux d’échec en L1 est extrêmement élevé, et ce principalement du fait de nombreuses erreurs d’orientation. En effet, il est bien difficile de persévérer dans une voie que l’on n’a pas mûrement réfléchie.

Les difficultés d’adaptation : passer du lycée à la fac, c’est devenir plus indépendant et responsable. Personne ne viendra s’assurer que vous approfondissez les cours et que vous préparez les examens en amont au lieu d’attendre les mois de janvier et de juin (époques habituelles des partiels, ces examens qui viennent rythmer l’année universitaire). Les supports se raréfient et c’est avant tout sur vous que vous devez compter pour trouver la motivation de travailler, pour vous imposer d’assister à tous les cours.

Assimiler vos heures libres à des heures perdues : le volume d’heures de cours hebdomadaire est certes peu élevé mais cela ne signifie pas pour autant que vous ne devez consacrer ce temps libre qu’à des activités extra-scolaires.

Les bons réflexes

Prenez le plus rapidement possible l’habitude de vous rendre en bibliothèque pour travailler : le temps des devoirs à la maison est révolu. Vous aurez besoin de plus que de l’encyclopédie familiale pour préparer vos cours. Car si les emplois du temps des facs sont aménagés de la sorte (avec beaucoup d’heures libres), c’est bien parce qu’ils prennent en compte les deux heures de préparation que demandent chaque heure de cours. Vous devez lire des références et approfondir des points qui n’ont été qu’évoqués par les professeurs. Vous devez arriver pour le cours magistral avec une idée de ce qui va être dit (suivez le plan de cours distribué en début d’année) et si possible avec quelques notes sur le sujet (cours de l’année précédente, lecture personnelle sur ce thème).

Identifiez vos points faibles ou les UE qui vous posent problème et réagissez immédiatement. Un système de tutorat est mis en place dans bien des universités, pour vous aider à faire face à ce genre de difficultés.

Profitez de votre temps libre et des heures creuses pour vous investir dans des projets associatifs, dans des échanges de conversation pour améliorer vos langues ou préparer les tests du TOEIC et du TOEFL.
Une fois le cap de la première année passée (selon votre temps d’adaptation), vous n’aurez plus d’excuse pour ne pas élargir vos horizons.

Ne vous limitez jamais à une approche purement théorique : stages, projets personnels et jobs étudiants vous feront gagner en maturité et vous donneront l’aspect pratique qui pourrait vous faire défaut.

La licence classique

La licence dure trois ans (moins si on passe par une admission parallèle). Le principe légal de l’inscription en licence universitaire est qu’elle est ouverte à tous les bacheliers, sans sélection. Dans la réalité, une université entière fait exception : Paris-Dauphine, et certaines L1 d’autres universités imposent aussi une sélection, comme les bi-licences. Par ailleurs, les licences les plus demandées sont sectorisées géographiquement.

L’objectif de la licence universitaire est de vous donner un socle de connaissances théoriques dans un certain domaine de savoir. Exemples : le droit, les mathématiques, la psychologie. En règle générale, ce socle n’est pas suffisant pour trouver un emploi (contrairement aux formations dispensées en licences professionnelles). La majorité des étudiants poursuit donc ses études après la licence : en master, dans une autre licence ou dans une école.

Question éventail des licences disponibles, la source d’information la plus fiable reste le site www.admissionpostbac.fr.