Améliorer ses langues

Guid'Formation | 06.11.2013 à 09h29 Mis à jour le 06.11.2013 à 09h29
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Dans un monde de plus en plus internationalisé, multiplier le nombre de langues maîtrisées n'est pas une simple aptitude, mais une véritable nécessité. En effet, les offres d’emploi spécifiant « anglais courant exigé » ou même « troisième langue fortement appréciée » sont aujourd’hui monnaie courante. S’il est simple de façonner son CV à son avantage, face au recruteur, impossible de faire diversion ! Suite à un « Je vois que vous parlez anglais, so let’s do this interview in english! », vous devrez être capable de rebondir sans problème dans la langue de Shakespeare. Alors, au travail, it’s time to improve your languages!

Partez en séjour linguistique.

Il semble évident que le meilleur moyen d'apprendre une langue étrangère reste de s'immerger dans la culture du pays. Parmi les différentes manières de procéder, on note l'expatriation dans le cadre de ses études ou d'un stage.

Plus courts et plus simples : les séjours organisés. De nombreux lycéens et étudiants profitent de leurs vacances pour aller goûter à la culture d'autres pays. Beaucoup d'organismes privés existent, étudiez leur réputation auprès des enseignants et de ceux qui sont partis avant vous. Renseignez-vous également auprès de votre mairie : nombreuses sont celles qui proposent des formules à prix attractifs.

Plusieurs options s’offrent à vous : être hébergé en famille d’accueil, pour une immersion totale, ou vivre en communauté avec d’autres jeunes de votre âge. Au programme : cours de langue le matin et activités ludiques l’après-midi. Un bon moyen de joindre l’utile à l’agréable.

Tentez l’expérience « au pair ».

De nombreux jeunes français souhaitant s’expatrier envisagent ce système, qui présente de nombreux avantages. En effet, il permet de vivre au sein d’une famille autochtone et ainsi d’enrichir ses connaissances de la langue et de la culture de manière rapide et efficace. « Les premiers jours furent difficiles car parler anglais en permanence me demandait beaucoup d’efforts, mais je me suis vite adaptée. A la fin de mon séjour, il m’arrivait même de ne plus trouver mes mots en français tellement l’anglais faisait partie de mon quotidien. », explique Sarah, 19 ans, ayant passé un an en Grande-Bretagne.

Dans la majorité des cas, il s’agit de s’occuper des enfants en dehors des plages scolaires et d’aider aux petites tâches ménagères quotidiennes. En retour, vous êtes nourri, logé et rétribué (en moyenne 80 € par semaine, ce montant variant en fonction du pays d’accueil). Et si vous souhaitez prendre des cours de langue en parallèle afin de revoir vos bases, vous trouverez très facilement des écoles ayant des formules spécialement conçues pour les jeunes étrangers. Is sont généralement dispensés au rythme de 2 à 4 heures par semaine et vous permettront à la fois de progresser en anglais, mais également de rencontrer d’autres « au pair » et ainsi de lier des amitiés.

S’il est vrai que ce système semble l’option idéale pour partir à l’étranger, il faut tout de même demeurer vigilant : certaines familles en abusent parfois et demandent à leur « au pair » d’effectuer des horaires ou des tâches inappropriés. Pour éviter ce genre de désagréments, sachez qu’il existe de nombreuses agences de placement. Elles vous sélectionnent des familles fiables et en accord avec votre profil, et restent à votre écoute durant tout votre séjour. En cas de problème, elles interviennent rapidement et vous trouvent une nouvelle famille, si nécessaire. Pensez cependant à bien vous renseigner, notamment par le biais des forums, car certaines agences ont tendance au laxisme.

Lancez-vous dans l’aventure Erasmus.

Le programme communautaire Erasmus Mundus a pour objectif de garantir au sein de l’Europe une offre de qualité, mais également de favoriser la mobilité des étudiants. Dès votre première année d’études validée, vous pouvez demander à partir étudier dans un établissement partenaire du vôtre pendant 3 à 12 mois. Contrairement à une année de césure, vous ne perdez pas de temps : cette expérience sera en effet prise en compte par votre établissement d’origine, tout comme les ECTS validés sur place. Ainsi, si vous effectuez une L3 à l’étranger, vous pourrez intégrer un M1 à votre retour en France (à condition d’avoir obtenu un nombre d’ECTS suffisant).

C’est le bureau des relations internationales de votre établissement qui gère le programme Erasmus ; commencez à préparer votre départ en y collectant tous les renseignements possible au minimum 6 mois avant la date envisagée.

Toutefois, notez que partir en Erasmus demande une maîtrise correcte de la langue du pays de destination. En effet, vous serez immergé dans un établissement où tous les cours suivis seront évidemment dispensés en langue étrangère. Certains établissements anglophones réclament même des tests officiels d’évaluation avant de vous accepter (TOEIC, TOEFL).

Mais où partir ? De nombreuses possibilités s’offrent à vous. Si vous souhaitez perfectionner votre anglais, sachez que les pays nordiques (Suède, Norvège) sont idéaux pour cela. Notez qu’ils offrent plus de places que la Grande-Bretagne pour laquelle les demandes abondent. Vous préférez partir en Espagne ? Vous y perfectionnerez certes votre espagnol, mais serez souvent amené à parler anglais tant le pays est cosmopolite. Pensez également aux pays de l’Est moins convoités, vous y vivrez certainement une expérience inégalable.

Au-delà de la langue, Erasmus est une aventure humaine dont les étudiants ressortent enrichis par une culture qui leur était peu connue. Un gain de maturité, un esprit plus ouvert et un regard différent sur le monde ; autant de promesses que cette expérience tiendra à coup sûr !

Prenez des cours particuliers.

De plus en plus d’étudiants étrangers vivant en France proposent d’enseigner leur langue maternelle par le biais de cours particuliers. Bien que cette solution représente un certain coût, elle est souvent efficace, pour peu que l’on soit assidu et motivé. Nombreux sont les organismes et associations qui offrent ce type de formules. Renseignez-vous autour de vous : le bouche-à-oreille fonctionne bien dans ce genre de cas.

Et, si vous avez la chance d’avoir dans votre entourage (au lycée ou à l’université) des étudiants étrangers, mettez en place un principe d’entraide. Retrouvez-vous autour d’un café quelques heures par semaine. L’idée : parler tour à tour en français, afin que l’étudiant étranger s’améliore, et dans la langue maternelle de ce dernier, afin que vous vous perfectionniez à votre tour. Les plus du concept : un bon moment passé, une langue travaillée et pas un sous de déboursé !

Vivez autrement !

Il est prouvé que travailler une langue au quotidien est une méthode qui porte bien plus ses fruits que quelques heures de cours prises çà et là. Ainsi, autant que faire se peut, vivez à l’anglaise, à l’espagnol ou à toutes les langues que vous voudrez ! Exit les séries américaines maladroitement  traduites : préférez la VO pour habituer votre oreille à la langue. Ayez le même réflexe au cinéma : même si les premières séances sont difficiles, vous deviendrez très vite accro à la VO. Vous écoutez de la musique étrangère ? Tentez de comprendre ce que vous entendez (ce que vous chantez peut-être), ce ne sera qu’une satisfaction personnelle de plus ! Vous aimez les romans étrangers ? Procurez-les vous en VO afin de vous familiariser avec l’orthographe et la grammaire. Autant de changements qui peuvent sembler anodins mais qui vous permettront pourtant de mieux maîtriser la langue.

Finalement, les méthodes qui s’offrent à vous sont multiples : améliorer ses langues semble donc à la portée de tous. Un seul prérequis : l’envie d’apprendre. Mais, une fois la « bonne maîtrise » acquise, comment faire valoir ses compétences auprès des écoles et autres recruteurs ? Tout simplement en passant les tests adéquats. TOEFL, DCL, ZD, CILS, etc., ils sont très nombreux et ont tous leur particularité.